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Société

Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 22:53
- Par francoise Olivier-Coupeau
Le Conseil constitutionnel a annoncé, mardi 29 décembre, avoir annulé la contribution carbone, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, estimant que la loi crée trop d'exemptions, ce qui est "contraire à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique" et crée une inégalité face à l'impôt.


Les juges constitutionnels avaient été saisis le 22 décembre par les parlementaires socialistes sur le projet de budget pour 2010 instituant cette nouvelle taxe verte. 

Ci dessous : Rappel des motifs de la saisine du Conseil constitutionnel par le groupe socialiste.

Budget 2010 : les députés PS saisissent le Conseil constitutionnel

Le groupe socialiste de l'Assemblée nationale a saisi, mardi 22 décembre, le Conseil constitutionnel sur le projet de loi de finances pour 2010 adopté définitivement par le Parlement le 18 décembre.
Le groupe précise que le recours porte sur la réforme de la taxe professionnelle, la redistribution de la contribution carbone et la fiscalisation des indemnités journalières des accidentés du travail.
Il porte aussi sur l'article permettant aux conseils régionaux et à l'assemblée de Corse de majorer le tarif de la taxe intérieure de consommation applicable aux carburants (TIPP), sur l'extension sous condition du revenu de solidarité active (RSA) aux moins de 25 ans et sur "le principe de sincérité" du projet de loi de finances.

Le groupe socialiste précise qu'il déposera mercredi, aprés son adoption définitive par le Parlement, un recours sur le projet de loi de finances rectificative pour 2009, le "collectif budgétaire". Ce recours, est-il souligné, portera en particulier sur la prise en compte des dividendes dans le bouclier fiscal.



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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 20:27
- Par francoise Olivier-Coupeau

Une attaque en règle contre la Halde chargée de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité est en train d’être menée par la majorité UMP.

Les députés UMP font preuve en la matière d’une indignation bien sélective : attaque sur le manque de transparence de la rémunération des membres de cette autorité alors que celle-ci est publiée au journal officiel et constat d’une baisse des réclamations alors que la Halde n’a jamais été autant saisie (7 180 réclamations au 31 août 2009 contre 8 705 pour l’ensemble de l’année 2008) ni n’a adopté autant de délibérations (+ 111 % par rapport à l’année dernière). 

Il faut rappeler que la France
ne consacre que 18 centimes d’euros par habitant pour la lutte contre les discriminations contre 0,86 euros pour la Belgique et 1,27 € pour le Royaume Uni.

Quant à la dénonciation d’un loyer trop élevé, les députés UMP pourraient également se pencher sur celui du Ministère de l’immigration qui explose de 46% en 2010. Bref, les arguments avancés sont tout autant erronés que de mauvaise foi.

Déjà l’année dernière, les députés SRC avaient dénoncé la coupe budgétaire suite à un amendement UMP subie par la Halde avec d’autres autorités administratives indépendantes chargées de la protection des droits et libertés de tous les citoyens (CNIL, CNDH, CNDS, etc..).
Restreindre leur budget, c’est tenter de les réduire au
silence.

 

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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 11:19
- Par francoise Olivier-Coupeau

L’UMP, la honte du Parlement !

L’UMP couvre le Parlement de honte. Le jour où la réforme constitutionnelle donne à l’opposition l’initiative de l’ ordre du jour de l’Assemblée nationale, le parti de MM Sarkozy Bertrand et Copé brille par son absence dans l’hémicycle.
Sur ses 340 députés, huit se sont relayés sans jamais prendre la parole, sans jamais daigner échanger le moindre argument. Quant au gouvernement il avait choisi de dépêcher le secrétaire d’Etat au tourisme.
On ne peut mieux exprimer le manque total de décence, de politesse démocratique de cette majorité et de son chef suprême, Nicolas Sarkozy.

Les propositions de loi que nous défendions sur la suppression du crédit revolving et l’instauration d’un salaire maximum pour les dirigeants des grandes entreprises prenaient pourtant au mot les discours présidentiels sur la moralisation du capitalisme. Elles visaient à tirer les leçons des errements des élites financières le jour même où les banques américaines et françaises annonçaient le provisionnement de bonus invraisemblables, comme si la crise
n’avait rien changé.

Par son absence, l’UMP a démontré la vacuité du discours présidentiel qui assène des leçons de morale qu’il oublie voire contredit dans ses actes. Elle donne également raison à nos alertes sur la fausseté de la réforme constitutionnelle qui n’a rien changé à la soumission du Parlement.

Nous sommes dans le règne d’un homme seul qui a décidé qu’entre lui et le peuple, il n’y avait rien. Un homme qui décide de tout, tranche de tout. L’opposition et l’Assemblée nationale ne sont à  ses yeux qu’un paillasson et une chambre à coucher.

Il est encore plus honteux que M Copé, son clône de l’hémicycle et M. Bertrand, son parti de l’absence, cautionnent cette insupportable égocratie. Nous en appelons à toutes les institutions de la République, à tous les Français. En refusant la controverse des propositions, le président de la République et son parti mutilent la République.

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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 12:22
- Par francoise Olivier-Coupeau

Lors de la discussion d’une proposition de loi sur les PME, le Gouvernement et sa majorité parlementaire ont soutenu « l‘introduction de dispositions compatibles avec la charia islamique » dans le droit français de la fiducie, via une modification du code civil...

Lire le PDF

 

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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /2009 20:58
- Par francoise Olivier-Coupeau

Françoise Olivier-Coupeau

Députée du Morbihan

 

                                                                                   

Monsieur Xavier Darcos
Ministre du Travail, des relations sociales,
de la famille, de la solidarité et de la ville
127, rue de Grenelle

75007 PARIS 07 SP

 

                                                                                      

  
Lorient, le

 

          Monsieur le Ministre,

          A l’issue de plusieurs entretiens avec des salariés puis des responsables de la Mutualité française et au lendemain de votre prise de fonctions au Ministère du Travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, il m’a semblé opportun de vous faire part de leurs inquiétudes et de leurs réflexions quant à la prise en charge des personnes âgées dépendantes.

          Nous savons que les besoins en termes de financement vont considérablement augmenter dans les années à venir. En effet, l’allongement de l’espérance de vie aura aussi pour corolaire une augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes ; en outre l’entrée dans la dépendance se fera à un âge plus avancé.

          Le maintien à domicile, solution jusqu’ici favorisée malgré les risques évidents qu’elle présente, est loin d’être satisfaisant et n’est souvent possible que grâce à l’intervention d’aidants familiaux (ou proches de la famille). Mais la demande accrue de prestations à domicile ou en établissements – c'est-à-dire une prise en charge par des professionnels – ne saurait être satisfaite dans le contexte actuel. En effet :

          D’une part, nous manquons cruellement de structures d’accueil, en particulier de structures médicalisées. En pays de Lorient, les listes d’attente comptent parfois plus de 400 personnes.

Lire l'intégralité de la lettre...

 

 

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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /2008 22:28
- Par francoise Olivier-Coupeau

 

En l'état actuel, l’interdiction de travailler le dimanche est déjà assortie de nombreuses exceptions, qui répondent largement aux besoins des entreprises, notamment dans l’industrie et le commerce.

Or, depuis 2002, une pression de plus en plus importante est opérée par un certain nombre de députés de la majorité UMP et certaines grandes enseignes pour démanteler les cadres communs du droit du travail.
La suppression du principe commun du repos dominical n’est en ce sens qu’une étape nouvelle dans la dérégulation du travail. Nous y sommes farouchement opposés.

Lors de la précédente législature, pas moins de quatre propositions de loi ont été déposées pour «assouplir» les règles du repos dominical par l’UMP. Lors de ses annonces pour l’emploi du 28 octobre dernier, Nicolas Sarkozy a demandé à ce que la proposition de loi du député UMP Richard Maillé soit examinée par le Parlement.

Il est clair que, pour le Gouvernement, modernisation rime avec déréglementation du droit du travail. L’explication en est simple : selon Luc-Marie Chatel, «Le Gouvernement souhaite modifier la législation sur le travail du dimanche, qui est ancienne ; elle date en effet de 1906. Elle n'est donc plus adaptée à l'économie d'aujourd'hui.» L’argumentaire du gouvernement se fonde sur deux points : le besoin de consommation des Français, qui n’auraient plus que le dimanche pour effectuer les gros achats familiaux, ainsi que l’opportunité de salaire supplémentaire accordée à des salariés manquant de pouvoir d’achat.

Nous devons ainsi constater que, pour revenir sur les droits acquis tout au long du XXe siècle par les travailleurs, le gouvernement use d’une pensée libérale ancrée, elle, dans les fondement d’une pensée héritée du XVIIIe siècle, époque où l’on pouvait lire dans l’Encyclopédie que le travail du dimanche devait être regardé comme «une œuvre de charité bien favorable à tant de pauvres familles».

Une telle évolution heurte les cadres sociaux de la vie en commun. Le Conseil économique et social a ainsi pu expliquer que «Même si l’évolution des modes de vie et l’interpénétration des temps de travail et des temps de loisirs modifient les rythmes et confèrent une plus grande latitude quant aux choix individuels des jours de repos, le dimanche conserve un caractère structurant pour le plus grand nombre.»

Surtout, nous constatons qu’alors qu’il a lancé le chantier de la négociation sociale en expliquant qu’il ne serait plus possible de réformer le droit du travail hors discussions préalables avec les partenaires sociaux, le gouvernement s’apprête à imposer le travail du dimanche contre l’avis non seulement des syndicats de salariés, mais aussi contre l’avis des représentants du commerce, qui y sont opposés. Au fond, le seul intérêt visé est celui de la grande distribution.

Comme vous, je suis très attachée au principe d’une journée de repos hebdomadaire commune à un maximum de salariés de ce pays. Il en va de la conciliation de la vie professionnelle avec la vie personnelle, familiale, culturelle, militante, et de l’harmonie de l’ensemble de la société.

Laisser entendre, comme le fait la majorité, que l’extension du travail le dimanche peut être une réponse aux problèmes des Français en matière d’emploi et de pouvoir d’achat, est une escroquerie comparable à celle que constitue le discours des 18 derniers mois sur les heures supplémentaires. Une nouvelle fois, ce gouvernement, incapable de relancer le pouvoir d’achat, tire prétexte des difficultés des Français pour justifier des régressions sociales majeures.

C’est pourquoi nous nous opposerons avec force à ce texte lorsqu’il viendra en discussion dans l’hémicycle.

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