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Economie/Emploi

Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /2010 11:47
- Par Francoise Olivier-Coupeau

Texte de la question :

Mme Françoise Olivier-Coupeau alerte M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur les inquiétudes des apiculteurs de sa circonscription suite au renouvellement de l'autorisation de mise sur le marché pour l'année 2010 de l'insecticide cruiser. Depuis plusieurs années, les apiculteurs constatent une hausse de la mortalité chez leurs abeilles et un nombre toujours accru d'intoxications. Pour autant, aucun prélèvement ou analyse n'a été effectué. Plusieurs études ont pourtant démontré qu'une abeille butinant une gouttelette secrétée par un jeune plant de maïs cruiser meurt en quelques minutes. Malgré cela, l'AFSSA, dans l'avis qui a précédé au renouvellement de l'autorisation de mise sur le marché, n'a une nouvelle fois pas pris en compte le processus biologique dit de « guttation » et l'utilisation du cruiser n'est soumise qu'à de maigres précautions comme l'enfouissement des graines ou l'interdiction des semis par grand vent - des mesures qui laissent imaginer une nocivité certaine du produit et qui sont pourtant bien souvent enfreintes. Elle lui demande donc pourquoi la France, qui se glorifie du Grenelle de l'environnement, n'a pas suivi l'exemple de l'Allemagne ou de l'Italie, en suspendant l'utilisation du cruiser.

Question publiée au JO le : 01/06/2010

 Être alerté de la réponse (merci de rappeler le thème de la question en objet)

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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /2010 15:04
- Par Francoise Olivier-Coupeau
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 20:33
- Par francoise Olivier-Coupeau

 M. le président. La parole est à Mme Françoise Olivier-Coupeau.

 

Mme Françoise Olivier-Coupeau. Je souhaite dédier ce temps de parole à mes anciennes collègues. En effet, à la différence de beaucoup ici, je suis une ancienne vendeuse. J’ai, en effet, vendu des jouets pendant six ans. Quand j’évoque le problème du commerce, je sais à peu près de quoi je parle. Je peux, par exemple, affirmer que la notion de volontariat n’existe pas dans le travail.

 

Nous étions alors tous bien jeunes. Ce n’était pas le plein-emploi, mais il y avait du travail. Je me souviens que l’on nous disait « Tu viendras travailler lundi matin », ce à quoi nous répondions « Lundi, je dois faire ceci, cela… ». Le patron avait alors cette jolie phrase : « Si tu n’as pas envie de travailler, il y en a dix qui attendent ta place ». Cela se passait dans les années soixante-quinze. Je tenais donc à vous le signaler et à avoir une pensée pour toutes mes anciennes collègues et pour tous ceux qui font aujourd’hui ce métier.

 

Je suis également mère. Je pense aux enfants de divorcés. Je pense à ces parents divorcés qui – manque de pot ! – travailleront le week-end où ils auront la garde de leurs enfants. Ces gens-là ne verront plus leurs gamins.

 

C’est assez dramatique. Pour cette raison, je ne voterai pas ce texte, et j’espère profondément qu’un grand nombre de mes collègues ne le voteront pas.

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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /2009 11:14
- Par francoise Olivier-Coupeau

Françoise OLIVIER-COUPEAU, députée de la Vème circonscription du Morbihan, vient d'être nommée membre du Comité d'Evaluation et de Contrôle des Politiques Publiques.

 

Ce comité, nouvellement créé, a pour objet d'apprécier l'efficacité des politiques publiques en comparant leurs résultats aux objectifs assignés et aux moyens mis en oeuvre.

 

Il permettra d'évaluer les politiques qui ont une dimension transversale, et, dépassant les limites des commissions permanentes de l'Assemblée nationale, doivent être appréhendées par un organe commun. Il s'agit, par exemple, de la politique de la Ville ou de celle de la lutte contre la délinquance.

 

Ce comité, présidé par le Président de l'Assemblée Nationale, compte 32 membres, dont 10 représentants de l'opposition.

 

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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /2008 20:36
- Par francoise Olivier-Coupeau

Projet de loi en faveur des revenus du travail

2ème séance du 23 septembre 2008

 

M. le président. La parole est à Mme Françoise Olivier-Coupeau


Mme Françoise Olivier-Coupeau : L’article 1er propose un crédit d’impôt en faveur de l’intéressement.
 Comme cela a été dit, ce crédit d’impôt profitera au plus à huit millions de salariés, quasiment tous cadres. Cela prouve que le Gouvernement a au moins pris conscience du fait que les cadres souffrent eux aussi d’une baisse du pouvoir d’achat.

 

Dans notre pays – et c’est très inquiétant –, il n’y aura bientôt plus de classe moyenne. J’en veux pour preuve les jeunes diplômés, qui, même à bac plus cinq ou plus six, ont beaucoup de difficultés à trouver du travail, débutent dans le meilleur des cas avec un salaire de 1 300 euros, souvent après deux ans de recherche d’emploi.

Je vous assure, monsieur le ministre, que la première chose qu’ils font n’est pas de négocier leur intéressement ! Ceux-là également seront exclus de ce que vous proposez.


Quid
des autres ? Vous me répondrez certainement qu’ils n’ont qu’à travailler plus pour gagner plus, et faire des heures supplémentaires. Or, je ne connais pas une entreprise où les heures supplémentaires soient conçues en fonction des besoins des salariés en termes de pouvoir d’achat.


Je ne connais pas une entreprise dans laquelle l’employé dise à son patron qu’il a besoin d’une nouvelle voiture, d’une machine à laver ou tout simplement de nourrir ses enfants et obtienne de faire des heures supplémentaires.


Ce texte prend le problème dans le mauvais sens.
Comme l’ont dit plusieurs de mes collègues, il aurait mieux valu commencer par augmenter le SMIC et donner à nos concitoyens les moyens de vivre et non simplement de survivre !

 

L'article 1 du projet en faveur des revenus du travail accorde un crédit d'impôt  aux entreprises, égal à 20 % des sommes nouvelles qu'elles versent au titre de l'intéressement. Cette mesure ne concerne que les salariés des entreprises où il y a un accord d'intéressement. Elle pousse les entreprises à substituer aux salaires qui ouvrent droit à la protection sociale et aux retraites, des rémunérations aléatoires et variables sans droits sociaux. Les entreprises vont être incitées à reporter, voire à renoncer à des augmentations de salaires au profit du versement de primes non soumises à cotisations sociales.

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Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /2008 20:59
- Par francoise Olivier-Coupeau

Fin des 35H Nicolas Sarkozy et le gouvernement Fillon, incapables depuis un an de répondre à la demande des Français d’augmentation du pouvoir d’achat et d’amélioration de la qualité de vie, conformément à leurs engagements de campagne, cherchent par tous les moyens à se dédouaner de leurs responsabilités. Comme les gouvernements précédents, entre 2002 et 2007, ils ont trouvé le responsable de tous les maux dont souffrirait la France : baisse de la compétitivité, croissance en berne, faible création d’emplois, stagnation du pouvoir d’achat, déficits et dette en hausse, précarité galopante…, tout cela ne serait que le fait… des 35 heures. 
 

Tirant prétexte de la prétendue nécessité d’assouplir encore les 35 heures, la droite est allée jusqu’à décider, dans un projet de loi censé transposer une position commune des partenaires sociaux sur la démocratie sociale, de remettre en cause des fondements du droit du travail et de la durée du travail. Ces régressions sociales majeures, qui n’ont strictement rien à voir avec les 35 heures, conduiront, si elles sont adoptées, à une augmentation de la précarité des salariés, à une dégradation des conditions de travail pour nombre d’entre eux, et à une modération salariale certaine.


Le détail des mesures envisagées :

La durée du travail pourra désormais être négociée au sein de chaque entreprise française. Alors qu'ils examinent depuis mardi 1er juillet le projet de loi sur la réforme du temps de travail, les députés ont adopté, jeudi 3 juillet au soir, le texte défendu par le ministre Xavier Bertrand, qui donne la possibilité de fixer, par des accords d'entreprise dérogeant aux obligations fixées par les branches, un contingent d'heures supplémentaires au-delà de la durée légale de 35 heures.
 Concrètement, sous réserve de ne pas dépasser 48 heures par semaine (405 heures par an), l'employeur pourra dépasser le contingent d'heures supplémentaires actuel (maximum 220 heures par an), sans plus avoir à demander l'autorisation de l'inspection du travail. Pour pérenniser cette nouvelle durée du travail, il devra passer un accord d'entreprise, approuvé par des syndicats représentant au moins 30 % des salariés et qui n'aura pas rencontré l'opposition de syndicats représentant 50 % de ces salariés.
Les 35 heures resteront la durée légale du travail et le seuil à partir duquel se déclenchera le calcul des heures supplémentaires. Les durées maximales demeureront pour le travail (10 heures/jour, 48 heures/semaine, sauf pour les "forfaits") et les repos (au moins 11 heures/jour, 24 heures/semaine).
 Au lieu d'un repos compensateur de trente minutes ou d'une heure actuellement, les heures supplémentaires"au-delà du contingent annuel" ouvriront droit à une "contrepartie obligatoire en repos" dont le montant et les modalités seront également négociables.

  Dossier 35 heures : Contre-vérités et analyse sérieuse

Dossier 35 heures
Votre avis sur les 35 heures
Elles se sont révélées inefficaces et dangereuses
Elles ont atteint leur objectif en terme de création d'emplois
Elles coûtent chères à l'état et aux salariés
Les conséquences financières semblent équilibrées
Réformer les 35 heures ?
Il sagit d'un acquis social à ne pas remettre en cause.
Elles doivent être réformées.
Sans opinion

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