Lundi 9 novembre 2009
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Par francoise Olivier-Coupeau
Mes collègues socialistes et moi-même avons voté contre le projet de budget de la défense pour 2010, qui a été
présenté à l'Assemblée nationale jeudi 5 novembre.
Nous avons indiqué au ministre de la défense que son projet souffrait de tares rédhibitoires. Les recettes exceptionnelles nécessaires pour le boucler sont aléatoires. Le financement des opérations
extérieures n'est pas totalement assuré.
Le coût de la restructuration en cours du ministère de la défense est gravement sous-estimé et sa conception elle-même peut être mise en cause.
Ainsi l'année 2010 sera celle de la suppression de plus de 7 000 emplois de militaires et de personnels civils de la défense.
L'objectif est de parvenir à un total de 54
000 suppressions d'emplois d'ici 2015 et d'y ajouter 16 000 externalisations de postes.
Refusant la logique qui consiste à faire payer aux hommes et femmes du ministère de la défense le coût d'une restructuration aux avantages aléatoires, les députés socialistes ont réitéré leur
opposition au processus en cours.
C'est pour cette raison, face aux sacrifices imposés à la communauté de défense qu'ils ont jugé indécent l'achat de deux avions neufs au profit du seul Président de la
République.
Par voie d'amendement, ils ont proposé que ces crédits soient redéployés en direction des personnels en voie de reconversion, des territoires touchés par les pertes d'emplois de défense et au
profit de l'amélioration de l'équipement individuel des militaires engagés en Afghanistan.
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