En tant que présidente du groupe d'études sur les langues régionales, je me réjouis très sincèrement que ce débat ait été organisé par
notre assemblée.
Il est largement temps, en effet, que la représentation nationale puisse débattre sereinement de cette question. Nous devons tordre le
cou aux idées préconçues afin de vaincre la frilosité de nos institutions et de convaincre le gouvernement qu’il convient de considérer notre revendication comme une source de richesse pour la
Nation et non comme un menace pour la République ou la manifestation folklorique d'un combat d'arrière garde.
Néanmoins, permettez-moi cependant de déplorer la programmation d’un débat d’une telle importance un 7 mai en fin de journée, à la veille de commémorations nécessitant la présence des
parlementaires dans leur circonscription.
Depuis des dizaines d'années, les organismes internationaux et européens (parlement européen, conseil de l'Europe, conférences sur
la sécurité et la coopération en Europe, les Nations Unies, l'Unesco), n'ont cessé de développer une approche patrimoniale, qui valorise la langue et la culture comme un élément du patrimoine de
l’humanité à préserver et à développer.
L’interculturel et le plurilinguisme sont internationalement considérés comme une richesse, comme un trésor qu’il faut faire vivre et progresser. Lire la suite...

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