En tant que présidente du groupe d'études sur les langues régionales, je me réjouis très sincèrement que ce débat ait été organisé par
notre assemblée.
Il est largement temps, en effet, que la représentation nationale puisse débattre sereinement de cette question. Nous devons tordre le
cou aux idées préconçues afin de vaincre la frilosité de nos institutions et de convaincre le gouvernement qu’il convient de considérer notre revendication comme une source de richesse pour la
Nation et non comme un menace pour la République ou la manifestation folklorique d'un combat d'arrière garde.
Néanmoins, permettez-moi cependant de déplorer la programmation d’un débat d’une telle importance un 7 mai en fin de journée, à la veille de commémorations nécessitant la présence des
parlementaires dans leur circonscription.
Depuis des dizaines d'années, les organismes internationaux et européens (parlement européen, conseil de l'Europe, conférences sur
la sécurité et la coopération en Europe, les Nations Unies, l'Unesco), n'ont cessé de développer une approche patrimoniale, qui valorise la langue et la culture comme un élément du patrimoine de
l’humanité à préserver et à développer.
L’interculturel et le plurilinguisme sont internationalement considérés comme une richesse, comme un trésor qu’il faut faire vivre et progresser. Lire la suite...

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Les "brêves"
Questions écrites aux membres
du Gouvernement
Rapport
OPEX
Merci pour votre intervention. Je déplore par contre la salle vide comme vous l'avez fait et les cérémonies du 8 mai ne sont pas un argument valable pour moi. Les morts sont donc plus importants que les vivants?
Bravo également pour votre proposition de modification de la constitution. J'attire votre attention sur le fait qu'une simple loi donnerait certes des moyens supplémentaires aux langues, mais ne permettrait sans doute pas leur développement.
Je m'explique: le niveau demandé par le public en breton est insuffisant pour obtenir un bon bilingue. Seule la reconnaissance dans la sphère publique des écoles par immersion donnera de bons résultats. Sur la base du volontariat evidemment...
C'est donc une ratification que nous attendons! Le français est notre langue commune, personne ne le contre-dit. Mais elle ne doit pas devenir langue unique! C'est la différence entre totalitarisme linguistique et démocratie. En quoi le français serait-il supérieur aux autres langues! Chaque langue est une vision du monde et il nous est possible d'en posséder plusieurs...
Pour info, je suis intervenu sur LCP (pour un débat sur le sujet). Voici quelles sont mes réactions.
http://lapolitiqueduchacal.over-blog.com/article-19381220.html
Amicalement et au plaisir sur Lorient
Gael Briand.
A la veille de la fête de l’Europe, voila un nouveau grief à apporter à cette politique sarkozyste pro-américaine, anti droit de l’homme, et peu soucieuse du respect de ses partenaires européens.
C’est en effet une occasion manquée pourla France d’apporter sa pierre
à la construction d’une Europe fondée sur le pluralisme et la diversité
culturelle.
Cette charte est facteur de paix, de justice, et de stabilité.
L’argument caricatural repris par Christine Albanel d’une mise en œuvre trop coûteuse et complexe de la charte ne tient pas parce que de nombreux autres pays l’on ratifiée, parce que le rapport explicatif fait mention de la possibilité qu’ont les Etats de contracter les nouveaux engagements au fur et à mesure que leur situation financière le leur permet, et enfin parce que l’application de la charte est envisagée de manière pragmatique, évolutive. Elle permet des mises en place adaptées aux situations locales.
Nous priver de la sorte de l’opportunité de rejoindre enfin la majorité de nos partenaires européens, mégoter sur un tel engagement devient une faute politique dont ce gouvernement est une nouvelle fois redevable au générations futures.
Il est évident qu'il faille modifier l'Article 2 de la Constitution et ratifier la Charte des Langues Régionales et Minoritaires.
Comme je le supposait, ce gouvernement a trahi les promesses du candidat Nicolas...
Légiférer certes, mais pour aller où ?
En espérant que ce débat ne restera pas aux oubliettes de la République !
Encore bravo.
A bientôt sur Lorient
Kénavo
JPaul CHEVREL
Bien que Bretonne "pur jus", je ne suis pas du tout favorable à une charte des langues régionales, car je pense que c'est un facteur de division entre les peuples, et même à l'intérieur des peuples...J'ai participé à un blog sur ce sujet dans un journal régional (Ouest-France pour ne pas le citer) et j'ai été effrayée de la violence des propos qui y étaient tenus, et de l'intolérance (pour ne pas dire le fanatisme) de certains intervenants. J'avais donné un exemple : j'ai une amie qui a 3 petis enfants : l'un vit à Lorient et va à l'Ecole Diwan, l'autre vit à Montpellier et apprend l'Occitan.Le troisième vit äu Pays Basque et apprend le basque. Devinez en quelle langue ils parlent en jouant aux billes ?Mon père parlait breton, je connais des expressions que je trouve très parlantes et savoureuses(surtout les gros mots..) et que j'utilise , je m'intéresse à la toponymie et à l'histoire bretonne, etc..mais je crois qu'actuellement, il vaut mieux que les enfants s'initient à l'informatique ,au Chinois ou au Japonais
étant déjà sollicités par ailleurs. Kenavo quand même.Solene
Puisque vous parlez d'utilitarisme, j'attire votre attention sur le fait qu'il est probable que la raréfaction des ressources énergétiques fassent qu'il sera difficile dans les décades à venir d'aller en Chine. Quel intérêt donc d'apprendre cette langue dans cette logique? Pour ma part, je fréquente plus de gallois ou de marocains que de chinois!
On peut également parler breton et être doué en informatique! Je crois que ces arguments ne tiennent pas. Je ne demande pas le breton obligatoire, mais d'avoir la possibilité de l'apprendre. Or, aujourd'hui, il fautr être vraiment courageux (surtout pour un adulte) pour apprendre le breton. Cela nécessite des sacrifices parfois difficiles (temps, argent). J
'attends donc de l'Etat qu'il donne les moyens aux individus de s'initier aux langues, de même que j'attends de l'Etat qu'il ne privilégie pas les maths au détriment de l'Histoire, les sciences au détriment de la Littérature...
Bref, je ne vais pas dire qu'il n'y a pas d'intolérances chez certains militants culturels, mais qui est le plus fermé entre quelqu'un qui demande le CHOIX et quelqu'un qui impose une langue unique qui serait le français?
Quelques réflexions que je laisse à votre jugement...
Cordialement
Gael.
Pour jouer au bille avec un chinois et un japonais, vaut mieux passer par l'anglais. Est ce une raison pour ne plus parler français? Langues et cultures sont liées.
Je crois qu'il est aussi important pour l'enfant basque, le breton, et tous les autres de construire leurs identités.
Le chinois parlé à Pekin n'est pas tout à fait le même que celui parlé à Canton.Sans doute, si nous le parlons, nous allons bientôt plus jouer aux billes en Hindi qu'en Japonais et Chinois. Nous sommes différents et notre monde bouge vite. Avoir une identité est de ce fait très important.
Respecter la culture la promouvoir est facteur de solidarité. Comprendre nos différences c'est apprendre à vivre ensemble.
C'est justement dans cet esprit de tolérance que s'inscrit la charte européenne des langues régionales.