Lundi 21 septembre 2009
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12:23
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Par francoise Olivier-Coupeau
Monsieur le Premier Ministre
Hôtel de
Matignon
57, rue de
Varenne
75700 PARIS
Lorient,
le
Monsieur le Premier
Ministre,
Le 9 septembre dernier, le
Conseil des Ministres adoptait un projet de loi visant à créer un Défenseur des droits remplaçant le Médiateur de la République, la Commission nationale de déontologie de la sécurité et le
Défenseur des enfants.
Cette décision, prise sans
concertation ni débat préalables, supprime une fois de plus une autorité indépendante qui a pourtant fait la preuve de son utilité depuis sa création par le gouvernement de Lionel Jospin en 2000.
Elle pose immanquablement la question de l’objectif du gouvernement. Comment ne pas croire en effet que c’est l’indépendance attribuée à la fonction de Défenseure des enfants, son impartialité,
qui ont conduit à sa suppression ?
Depuis 9 ans, près de 20
000 enfants ont confié à Claire BRISSET, puis Dominique VERSINI leurs souffrances, leurs questions. Elles ont pu, avec l’aide de leurs ambassadeurs et correspondants territoriaux, leur apporter
des réponses et des conseils. En tant que députée, j’ai moi-même souvent travaillé avec Monsieur Albert SOUBIGOU, correspondant de la Défenseur des enfants en Morbihan et Finistère Sud.
Ce projet de loi nie la
spécificité du rôle du défenseur des enfants, il gomme sa force symbolique, le lien direct de sa création avec la Convention internationale des droits de l’enfant (à laquelle votre projet ne fait
d’ailleurs aucune allusion). Il affaiblit la mission de défense des droits de l’enfant et risque de réduire à néant la mission de promotion.
Espérant que vous voudrez
bien entendre la voix des enfants victimes et que vous maintiendrez cette institution, je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de ma haute considération.
Françoise
Olivier-Coupeau
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