Mardi 21 juillet 2009
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Par francoise Olivier-Coupeau
Françoise Olivier-Coupeau
Députée du Morbihan
Monsieur Xavier Darcos
Ministre du Travail, des relations sociales,
de la famille, de la solidarité et de la ville
127, rue de Grenelle
75007 PARIS 07 SP
Lorient, le
Monsieur le
Ministre,
A l’issue de
plusieurs entretiens avec des salariés puis des responsables de la Mutualité française et au lendemain de votre prise de fonctions au Ministère du
Travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, il m’a semblé opportun de vous faire part de leurs inquiétudes et de leurs réflexions quant à la prise en charge
des personnes âgées dépendantes.
Nous savons que
les besoins en termes de financement vont considérablement augmenter dans les années à venir. En effet, l’allongement de l’espérance de vie aura aussi pour corolaire une augmentation du nombre de
personnes âgées dépendantes ; en outre l’entrée dans la dépendance se fera à un âge plus avancé.
Le maintien à
domicile, solution jusqu’ici favorisée malgré les risques évidents qu’elle présente, est loin d’être satisfaisant et n’est souvent possible que grâce à l’intervention d’aidants familiaux (ou
proches de la famille). Mais la demande accrue de prestations à domicile ou en établissements – c'est-à-dire une prise en charge par des professionnels – ne saurait être satisfaite dans le
contexte actuel. En effet :
D’une part,
nous manquons cruellement de structures d’accueil, en particulier de structures médicalisées. En pays de Lorient, les listes d’attente comptent parfois plus de 400 personnes.
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Lundi 20 juillet 2009
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Par francoise Olivier-Coupeau
M. le président. La parole est à Mme Françoise Olivier-Coupeau.
Mme Françoise Olivier-Coupeau. Je souhaite dédier ce temps de parole à mes anciennes
collègues. En effet, à la différence de beaucoup ici, je suis une ancienne vendeuse. J’ai, en effet, vendu des jouets pendant six ans. Quand j’évoque le problème du commerce, je sais à peu près
de quoi je parle. Je peux, par exemple, affirmer que la notion de volontariat n’existe pas dans le travail.
Nous étions alors tous bien jeunes. Ce n’était pas le plein-emploi, mais il y avait du travail. Je me
souviens que l’on nous disait « Tu viendras travailler lundi matin », ce à quoi nous répondions « Lundi, je dois faire ceci, cela… ». Le patron avait alors cette jolie phrase : « Si tu n’as pas
envie de travailler, il y en a dix qui attendent ta place ». Cela se passait dans les années soixante-quinze. Je tenais donc à vous le signaler et à avoir une pensée pour toutes mes anciennes
collègues et pour tous ceux qui font aujourd’hui ce métier.
Je suis également mère. Je pense aux enfants de divorcés. Je pense à ces parents divorcés qui – manque de pot
! – travailleront le week-end où ils auront la garde de leurs enfants. Ces gens-là ne verront plus leurs gamins.
C’est assez dramatique. Pour cette raison, je ne voterai pas ce texte, et j’espère profondément qu’un
grand nombre de mes collègues ne le voteront pas.
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Jeudi 9 juillet 2009
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Par francoise Olivier-Coupeau
Françoise OLIVIER-COUPEAU, députée de la Vème circonscription du Morbihan,
vient d'être nommée membre du Comité d'Evaluation et de Contrôle des Politiques Publiques.
Ce comité, nouvellement créé, a pour objet
d'apprécier l'efficacité des politiques publiques en comparant leurs résultats aux objectifs assignés et aux moyens mis en oeuvre.
Il permettra d'évaluer les politiques qui ont une dimension transversale, et,
dépassant les limites des commissions permanentes de l'Assemblée nationale, doivent être appréhendées par un organe commun. Il s'agit, par exemple, de la politique de la Ville ou de celle de la
lutte contre la délinquance.
Ce comité, présidé par le Président de l'Assemblée Nationale, compte 32
membres, dont 10 représentants de l'opposition.
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Vendredi 3 juillet 2009
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Par francoise Olivier-Coupeau
Norbert Métairie organise une réunion publique consacrée à la politique
d'investissement de Cap L'Orient. Au cours de cette réunion, il nous présentera les projets qui participeront localement à la relance de notre économie et engageront l'avenir de notre
agglomération.
Cette réunion se déroulera le Mardi 7 Juillet à 19h00 à la
Cité Allende de Lorient, salle AO2.
Je vous transmets en pièce jointe l’invitation que j’ai moi-même
reçue.
Je vous invite bien entendu à nous y retrouver compte tenu de l’ordre du
jour et des annonces qui seront faites. Annonces qui sont autant d’enjeux majeurs pour notre territoire.
Publié dans : Circonscription
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Mercredi 1 juillet 2009
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Par francoise Olivier-Coupeau
Comment jugez-vous la prestation de Nicolas S a r k o z y d e v a n t l e Congrès ?
La première chose qui me vient à l’esprit comme beaucoup c’est « tout ça pour ça » ! Un emballement médiatique et un demi -million d ’euros dépensé pour un discours très convenu
n’apportant aucune réponse concrète a u x problèmes des Français. Ce qui compte dans notre situation, ce n’est pas le propos, c’est l’action.
Principale annonce de ce discours, le lancement d’un emprunt national pour « investir sur l’avenir ». Que pensez-vous de cette initiative ?
Quelle étrange décision au moment où la dette explose. C’est le seul moyen qu’a trouvé Nicolas Sarkozy pour rassembler les Français ? On a déjà eu les emprunts Giscard et Balladur, on sait
maintenant que ce sont des prêts qui coutent très cher quand ils s’adressent aux particuliers. La France emprunte déjà énormément pour boucler ses fins de mois ; entre 2007 et 2008, la dette a
augmentée de 118 milliards d’euros . Même Philippe Seguin, le Président de la Cour des comptes concède que la crise n’y est pas pour grande chose. Ce sont bien des choix politiques qui sont en
cause, des choix comme celui du paquet fiscal par exemple.
Sur les retraites, la taxe professionnelle, la réforme des lycées ou Hadopi, pour ne citer que ces exemples,
Nicolas Sarkozy ne semble pas vouloir évoluer .
Comment interpréter cette rigidité ?
On est dans un régime autoritaire ! Entre Nicolas Sarkozy et le peuple, on a l’impression qu’il n’y aucun échelon. Pour nous, il y a la démocratie parlementaire, la démocratie sociale et la
démocratie locale qui doivent fonctionner.
L’interdiction de débat avec le Président à Versailles était choquante en la matière. Nous exigeons maintenant que le Premier ministre de ce « nouveau gouvernement» comme l’a qualifié le président
de la République, vienne devant l ’Assemblée nationale pour faire une déclaration de politique générale et accepte un débat et un vote. Si ce n’était pas le cas nous aurions la preuve que la
Constitution a été modifiée par l’exercice du pouvoir de Nicolas Sarkozy. Dans les textes actuels c’est bien le gouvernement qui conduit la politique de la Nation et qui est responsable devant le
Parlement, pas le Président. Nous n’aurions alors pas d’autre choix que de déposer une motion de censure pour obliger le gouvernement à enfin débattre avec nous.
Jean-Marc Ayrault,
président du groupe
socialiste à l’Assemblée
nationale
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Samedi 20 juin 2009
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Par francoise Olivier-Coupeau
Texte de la Question :
Mme Françoise Olivier-Coupeau attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la situation des malades de moins de soixante ans atteints de la maladie d'Alzheimer résidant en
EPHAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes).
Ces personnes se trouvent souvent exclues du dispositif APL (aide personnalisée au logement) du fait d'un montant de ressources « virtuellement trop élevé ».
En effet, bien que la loi de finances reconnaisse depuis 2005 les « dépenses d'accueil dans un établissement pour personnes âgées dépendantes » comme « charges ouvrant droit à des réductions ou
crédits d'impôts », il n'en va pas de même pour le CCH (code de la construction et de l'habitation).
Ce code sur lequel est assis le calcul de l'APL n'a pas évolué parallèlement au CGI (code général des impôts). Son article 351-5 n'en reflète aucunement les dispositions récentes concernant le
risque de dépendance.
Les bases légales du calcul de l'APL apparaissent donc déphasées en ce domaine. Par ailleurs, l'APA dont le financement est assis sur l'impôt mais également sur les recettes fiscales des conseils
généraux et dont la vocation serait de couvrir un tel risque ne peut être versée avant 60 ans. Les personnes de moins de 60 ans atteintes de la maladie d'Alzheimer et leur entourage se trouvent
donc particulièrement démunis pour assumer des charges financières de placement en EPHAD pouvant s'élever à 30 000 euros annuels.
En attendant, une prise en charge globale du cinquième risque « Risque résultant de la perte d'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées » toujours remise à plus tard, elle lui
demande si l'urgence ne serait pas de faire évoluer les outils existants.
Question publiée au JO le : 16/06/2009 page : 5782
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