Mercredi 19 mars 2008
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Par francoise Olivier-Coupeau
COMMUNIQUE DE PRESSE
14 mars 2008
Crise de la pêche : la députée socialiste du Morbihan en appelle à François Fillon
Françoise Olivier-Coupeau juge la situation de la filière pêche particulièrement grave et préoccupante. « Cette crise était en germe dans la réunion du
Guilvinec du 3 novembre dernier, au cours de laquelle le Chef de l’Etat a fait dans la précipitation des annonces confuses. Le Président de la République s’était alors engagé formellement à
plafonner le gasoil à 30 centimes d’euros. Les professionnels attendent aujourd’hui que cette promesse soit tenue. Selon leurs propres termes, ils ne demandent par l’aumône mais les moyens de
faire correctement leur métier ». Au nom du comité de vigilance qui regroupe les parlementaires socialistes de Bretagne sud – Louis Le Pensec, Annick Le Loch, Jean-Jacques Urvoas, Gilbert Le
Bris et Bernard Poignant – Françoise Olivier-Coupeau a donc demandé un rendez-vous à au Chef du Gouvernement, François Fillon, dans l’espoir d’obtenir des réponses concrètes aux préoccupations de
la profession.
Mercredi 19 mars 2008
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Par francoise Olivier-Coupeau
Vendredi 14 mars : rencontre avec
des marins-pêcheurs très en colère, désabusés par les promesses du Président de la République non tenues. Explication :
Depuis le mois de novembre, la colère gronde dans le milieu de la pêche. Le métier est dur et dangeureux, mais de surcroit, il ne paye plus. Responsable : le prix du carburant qui grève lourdement
les charges des bateaux. Rappelons que la plupart des équipages sont payés "à la part" c'est à dire sur le prix de vente de la pêche une fois enlevés les frais de fonctionnement.
Lors de la réunion du 14 mars à Keroman, un matelot annonçait sa dernière paye : 600 € pour trois semaines de mer, trois semaines de travail quasi continu, trois semaines à braver le froid, l'eau
et le danger.
Lors d'une fameuse réunion au Guilvinec, le 6 novembre, le Président avait clairtement promis de limiter le prix du litre de carburant à 0,30 cts d'euro . Cet engagement, pris dans la précipitation
et la confusion n'a connu aucune traduction concrète, et aujourd'hui, les pêcheurs, révoltés d'avoir été trahis , sont inquiets pour leur avenir.
Après avoir écouté leurs revendications, ainsi que le point de vue des mareyeurs, qui craignent de voir toute la filière s'écrouler si les marins ne reprennent pas la mer au plus vite, j'ai demandé
un rendez vous à François FILLON, premier ministre.
Voici le contenu de la lettre que je lui ai fait parvenir, après avoir pris contact aves son cabinet pour plus d'efficacité :
Monsieur le Premier Ministre,
Le 6 novembre dernier, lors d’une réunion au Guilvinec (29), le Chef de l’Etat avait
pris des engagements auprès des pêcheurs bretons. Il avait notamment assuré que le litre de gasoil serait plafonné à 30 centimes d’euros par litre à compter du 1er janvier
2008.
Las d’attendre que cette promesse soit tenue, les pêcheurs lorientais, rejoints par
d’autres professionnels, viennent à nouveau d’entrer en conflit. La situation est particulièrement préoccupante pour l’ensemble de la filière et pourrait vite dégénérer.
C’est pourquoi les parlementaires socialistes du sud Bretagne, réunis en comité de
vigilance, sollicitent en urgence un entretien avec vous.
Vous en remerciant par avance, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre,
mes salutations distinguées.
Françoise Olivier-Coupeau
Publié dans : Economie/Emploi
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Par francoise Olivier-Coupeau
Suite au Congrès de Versailles et aux nombreuses réactions qu’ont suscité mon vote, je tiens à apporter quelques
précisions sur les modalités d’adoption du mini-traité et à rétablir la vérité juridique.
On m’a fait le reproche de m’être abstenue sur la modification de la Constitution le 4 février dernier, arguant
qu’un tel vote aurait débouché sur un référendum.
Or, que se serait-il passé si le NON l’avait emporté au congrès ?
Non seulement aucun texte n’obligeait alors le Président de la République à recourir au référendum, mais plus
encore, ce vote aurait empêché la mise en œuvre d’un référendum.
Explication. Il n’est pas possible de soumettre un texte anticonstitutionnel à référendum. Or le Traité, faute de
modification de la Constitution au Congrès devenait anticonstitutionnel.
Aurait-il été possible de soumettre à référendum deux questions :
- Voulez-vous modifier la Constitution ?
- Approuvez-vous le Traité de Lisbonne ?
Non, car on ne peut soumettre deux questions à
référendum.
C’est pourquoi j’affirme sans état d’âme que la seule alternative était la motion référendaire, pour ceux qui, comme moi, pensaient que la voie parlementaire était
une injure vis-à-vis des Français et les coupait encore plus de l’idée européenne.
Par la voix de notre Président de groupe, Jean-Marc AYRAULT, nous avons déposé cette motion lors de la 2ème séance du mercredi 6 février (à 1h30 du
matin), précisant que :
« Cette motion est pour nous
une exigence démocratique […] Les Français ont rejeté le Traité constitutionnel le 29 mai 2005. Près de trois ans plus tard, un nouveau traité a été négocié : il doit être ratifié par les
Français. »
Nous sommes 175 parlementaires à avoir voté pour cette motion (227 voix contre) indépendamment de notre avis sur le Traité en lui-même, et indépendamment de nos
étiquettes politiques – même si force est de constater que le courage de certains députés UMP, qui disaient soutenir notre initiative, s’est un peu effrité dans
l’hémicycle.
52 voix nous séparaient d’un référendum. Croyez que je le regrette sincèrement mais que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour
l’obtenir.
Mardi 18 mars 2008
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Par francoise Olivier-Coupeau
Les résultats des élections municipales sont très satisfaisant sur quatre de cinq communes de la ciconscription.
Les socialistes ont fait des scores remarquables, plus de 64% dès le premier tour pour Norbert METAIRIE à Lorient et 60% pour Loïc LE MEUR à Ploemeur . Parallélement, les maires divers gauche ont
été réélus , dès le 9 mars pour Thérèse THIERRY à Lanester , avec plus de suspens pour Eric REGENERMEL à Groix.
Nous sommes un peu déçus pour Larmor, même si le défi était lourd à relever, du fait de la sociologie locale. La division des forces de gauche à fait, là comme ailleurs, des ravages .
La cinquième circonscription confirme son ancrage à gauche, c'est notamment le fait d'élus locaux de grande qualité et qui ont pu présenter un bilan très satisfaisant.
A nous, aujourd'hui de travailler ensemble et dans la meilleure harmonie, pour que nos dossiers soient traités au mieux et rapidement, au niveau local, régional et
national.
Publié dans : Circonscription
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Vendredi 8 février 2008
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Par francoise Olivier-Coupeau
J'estime que le traité de Lisbonne est loin d'être pleinement satisfaisant.
Les avancées sociales sont maigres et la coordination des politiques économiques et fiscales limités par les appétits de certains pays qui bénéficient de dérogations étonnantes.
J'ajoute que je suis de manière générale trés attachée aux symboles sûre qu'ils permettent l'identification, l'appartenance.
Je déplore que nous n'ayons pas su les protéger.Il n'a pas été possible d'inscrire cela au Traité. Doit-on pour autant le rejeter globalement?
Non car il dote (enfin!) l'Europe des outils institutionnels ou démocratiques qui lui manquaient tant.
Je ne vois dans ce texte qu'une étape, qu'une marche -petite certes- mais qu'il nous faut gravir pour continuer la construction européenne.
Je voterai OUI au Traité de Lisbonne, consciente du travail qu'il nous faudra ensuite accomplir mais convaincue qu'il s'agit du bon choix pour l'Europe et
donc pour la France. Je pense que c'est de l'intérieur que l'on fait évoluer une institution.
Sur le mode de ratification, Monsieur Sarkozy a fait le choix de faire ratifier le traité de Lisbonne par la voie parlementaire. Assurément, les socialistes auraient organisé un référendum.
Je désapprouve l'option par le chef de l'Etat qui constitue un déni de
démocratie.
C'est pourquoi je me suis abstenue, hier, lors du vote de la modification du Traité.
C'est pourquoi, aussi, j'ai voté, mercredi, la motion référendaire à travers laquelle nous exigeons clairement un référendum.